dimanche, septembre 27, 2009

Maïs dans la lumière changeante d'automne

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Un vent si léger, quelques nuages et les maïs. Ils sont les premiers à donner aux paysages des tonalités rousses et dorées. Celles que l'on voit de loin. Les longues feuilles sèchent doucement. À quel moment les ramasse-t-on pour confectionner des poupées hautes comme la main ? .
J'ai perdue l'une d'elles un jour, dans un déménagement. Elle venait de Tchécoslovaquie. Légère et gracieuse, une sorcière allant au bal.
Šúpolové bábiky, poupée de maïs, savoir-faire populaire transmis des siècles durant. Aux plus habiles, aux plus patients. Précieux savoir qui permit de réaliser d'émouvantes crèches végétales.
. Près de la porte un escargot joue à compliquer mes sorties. Si près de la serrure qu'il faut faire attention à ne pas le heurter en tournant la clef. Le déplacer ? Mais il est si plaisant à regarder.
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Une page pour ceux qui voudraient fabriquer des personnages de maïs : ici
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lundi, septembre 21, 2009

Illusion d'optique dans un jardin ami

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La pluie a alourdi les branches de l'albizia. Elles se courbent. Pause sous une cabane improvisée. Le paysage s'y regarde comme d'une fenêtre aux volets entr'ouverts. Contours délimités par les végétaux. Limites tout en souplesse. Regardé de là, le feuillage de l'oranger du Mexique semble encore plus développé. Presque exubérant.
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Un jardin familier. Aller simple, au retour deux pas de côté. Pour se glisser sous l'arbre. Métamorphose. .
Un peu plus loin, près d'un tuteur oublié, un liseron a poussé. Il s'y est enroulé. Le plus naturellement du monde, comme s'il était posé là pour lui. Végétation éphémère. Mais nul n'est pressé de l'arracher.
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mercredi, septembre 09, 2009

Graines de mémoire : Phet Cheng Suor expose au Jardin botanique de Meise

Photos choisies par le Jardin botanique national de Belgique.

Jusqu'au 18 octobre 2009
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Après Osaka, Washington, Vienne et Paris, c'est Meise qui a accueilli les œuvres de cette artiste. Commencée au printemps, l'exposition s'achèvera avec l'automne.
Présentation du Jardin botanique :

«Fragile, flamboyant, ascétique...

Riche de sa formation en peinture, gravure et reliure effectuée à Paris, Phet Cheng Suor chemine dans la nature, l’esprit ouvert. La silhouette d’un arbre l’interpelle, une corolle ou un fruit. La cueillette, confiée à une marmite, infuse et mijote selon des recettes très personnelles, puis l’oeuvre traverse un tamis, le temps opère... : l’organique se transforme en livre végétal ou en tableau de papier. L’ajout parfois de teintures engendre des ″vitraux végétaux″ somptueux, où la lumière sublime la fragile transparence des fleurs de bougainvillées ou des feuilles de bambou, transfigurées par la flamboyance des couleurs. Plus ascétiques, ″les habits de passage″ en écorce et pâtes à papier végétales, les ″K″, kamikos de papier habillent, de leurs pleins et de leurs vides, comme une seconde peau, l’existence aérienne et désincarnée d’un être de passage. Et Icare, le mobile aux sombres feuilles de magnolias attire le regard et l’esprit par sa verticalité harmonieuse et la sereine spiritualité qui s’en dégage.

Histoire d’une rencontre

« J’ai été gourmande et curieuse de toute la richesse des formes, des matières, des couleurs, des histoires végétales que m’a offert la découverte du Jardin botanique national de Belgique. Je me suis sentie un peu perdue, submergée. Puis, petit à petit, j’ai trouvé le chemin du Jardin médicinal. J’ai commencé alors à imaginer des êtres-écorces, chamans ou guérisseurs. M'est apparu ensuite lechemin du Palais des Plantes, réminiscence du verger de mes grands-parents au Cambodge, de ses fruits étranges, piquants, mystérieux.Enfin s’est fait jour un lien avec la Chine et sa médecine à travers la mystique du Tao et du Yi-King, le livre des mutations. Au fil des saisons, au Jardin botanique, j’ai trouvé sur mon chemin des graines de mémoire, une mémoire des sens, celle de mon enfance au Cambodge, et une mémoire spirituelle, celle de mes origines chinoises et qui ont ensuite germé dans mon imaginaire », sourit Phet Cheng Suor.

Des oeuvres originales pour le Jardin botanique
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Phet Cheng Suor offre en outre aux visiteurs plusieurs créations originales, inspirées par les 18.000 espèces végétales du monde entier du Jardin botanique. Ainsi, le Kimono-Plantes, orné de 100 sachets de plantes médicinales, cueillies par l’artiste dans le Jardin puis métamorphosées de sa main. L’être guérisseur accompagne un chaman, le Kimono-Graines. Il porte 100 sachets de graines de lettres, chacun abritant le nom latin. »

Le 27 septembre, à 14 h et 16 h, Phet Cheng Suor guidera elle-même les visiteurs. Elle leur expliquera sa démarche artistique et dévoilera quelques-unes de ses techniques..
Toutes les informations pratiques sont indiquées sur le site du Jardin botanique national de Belgique, Nationale Plantentuin van België. Sur cette page.

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Source de l'information : le blog main tenant


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mercredi, août 19, 2009

Hêtres pris au mot en forêt des Chaux

. Merci à Bernard Girard pour ses photos *. .

Un charme fou n'est pas un arbre extravagant. Le pin quotidien est une réalité landaise et non un souci universel. Et comme tous les soucis ne sont pas des fleurs... Les homonymes sont des mots espiègles. Un certain nombre d'entre eux se promène dans les bois et les jardins.

C'est là que des étudiants étrangers ont été invités à se jouer de leurs tours, tout en apprenant le nom français des arbres. Au cours d'un stage, une journée en forêt. À l'initiative de cette promenade studieuse : le Centre de Linguistique Appliquée de Besançon.

Ces jeunes gens venaient de trente pays différents. En forêt de Chaux le français a chanté de tant d'accents. ... Homophones, homographes et végétaux : une leçon de botanique, de vocabulaire et de grammaire sous les arbres. Une idée à retenir. .
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* Bernard Girad qui a si rapidement et si gentiment répondu à ma demande (mes photos sont faites pour voyager) a écrit plusieurs articles sur un site à découvrir : Racines comtoises

Source : Le Progrès de Lyon : « Quand la forêt de Chaux devient une leçon de français». Un article de Bruno David ( 14 août ).

dimanche, août 16, 2009

« L'histoire détaillée et fort curieuse du Café »

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Turner : Sheerness as seen from the Nore. Musée des Beaux-Arts de Houston
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À la gloire des hommes, nourrices dévouées de plantules à leurs heures, et des botanistes, fussent-ils amateurs, un texte. Il est extrait de la Notice sur le chevalier de Clieu par M. Louis Du Bois :

« Il paraît que ce fut dès 1720, par conséquent six ans après la réception du Cafier à Paris, que le chevalier de Clieu, qui joignait à son grade de capitaine celui d'enseigne de vaisseau, porta le Cafier à la Martinique, d'où il se répandit ensuite dans les autres Iles-sous-le-Vent. . Les vicissitudes de ce voyage sont dignes d'être rapportées. De Clieu veillait sur les deux jeunes Cafiers que lui avait fait obtenir le docteur Chirac ; il les arrosait avec sollicitude ; on eût dit qu'il pressentait la haute destinée de l'un d'eux. Rien ne put sauver l'autre.

La traversée fut longue ; en vain de Clieu fit-il le sacrifice d'une partie de sa ration d'eau pendant plus d'un mois ; l'un des jeunes arbustes périt ; le second, «qui n'était pas plus gros qu'une marcotte d'oeillet», survécut, malgré la blessure que lui fit un perfide passager. «Cet homme, dit le chevalier de Clieu, dans la lettre que nous venons de citer, jaloux du bonheur que j'allais goûter, d'être utile à ma patrie, et n'ayant pu parvenir à m'enlever ce pied de Café, en arracha une branche». .

Arrivé à la Martinique, de Clieu planta son jeune et frêle Cafier qui, comme il le dit fort bien, lui était devenu plus cher par les dangers qu'il avait courus et par les soins qu'il lui avait coûtés. Au bout de dix-huit ou vingt mois, il obtint une récolte abondante, qui lui facilita les moyens de multiplier le précieux arbuste, au point d'en pourvoir assez abondamment la Guadeloupe et la partie française de St.-Domingue. En moins de trois ans, on comptait par millions les Cafiers de nos Antilles. » .

Source :
DU BOIS, Louis (1773-1855) : Notice sur le chevalier de Clieu, et bibliographie du café.
Numérisé par S. Pestel pour la collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux (20.X.1999)
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vendredi, août 14, 2009

Le voyage des plantes : floraison en Belgique d'un arbre chinois, variété menacée en son pays d'origine

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Emmenopterys henryi. Photo : Hans Hillewaert
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Dans les jardins botaniques d'Europe vivent des arbres apportés par les naturalistes voyageurs. Jeunes plants choyés pendant les traversées, puis acclimatés. Le capitaine de Clieu se priva d'eau dit-on pour un caféier. Gloire au cher grand homme, vivats anachroniques et décalés à la Marine Royale. Il n'y a pas que les batailles navales qui méritent d'être chantées.
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Les jardins sont aussi conservatoires botaniques. Volontairement ou non. À l'Arboretum de Kalmthout, dans la région d'Anvers, un arbre magnifique a commencé sa floraison. Elle est très rare en Europe. Il « restera en fleurs environ un mois » nous dit le conservateur* du jardin, Abraham Rammeloo.
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Hiver très froid, printemps chaud et pluie, le climat belge a été favorable à l'Emmenopterys henryi. À l'arboretum « une plate-forme spéciale a été installée à quatre mètres du sol pour permettre aux visiteurs d'admirer les petites fleurs. »
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Davantage d'informations ici.
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* Conservateur et non curateur, comme je l'avais recopié sottement, sans vérifier, imaginant un vocabulaire wallon qui n'existe que dans mon imagination et chez les ignorants. Qui se ressemble... ? Aïe !
Humilité ? Non, honte, je vais me cacher sous un noisetier. Ou sous les branches d'un 'aulne.
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* Conservateur et non curateur, comme je l'avais recopié sottement, sans vérifier, imaginant un
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mercredi, août 12, 2009

Des aquarelles pour illustrer des sachets de graines

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Elles semblent empruntées à des planches botaniques. Pourtant chaque image est adaptée au contenu du sachet : des graines de fleurs et de légumes avec le nom de la variété proposée. Certaines sont des obtentions récentes. On les chercherait en vain dans un ouvrage des siècles passés. Pour certaines, coloquintes et autres, un usage est suggéré. Décoration, maison d'oiseau.
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Qui a peint ces plantes ? Je n'en ai trouvé trace. Le choix de dessins est original, dommage d'ignorer le nom de celle ou de celui qui les a réalisés.
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Précision et fidélité du trait, liberté de l'artiste. Légères tiges de lin ou pastèque 'Crimson Sweet', même finesse d'exécution.
C'est sur le site d'une pépinière américaine que vous découvrirez toute la gamme. Il propose une fonction très utile : la recherche de plantes en fonction de l'exposition et du climat. La France a un beaucoup plus petit territoire. Pourtant cette dernière indication serait nécessaire. Arbres, arbustes ou fleurs, certaines variétés sont plus adaptées au Nord ou au Sud.
La page des graines est ici : Nature Hills.
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