dimanche, décembre 31, 2006

Fruits et feuillages d'hiver : le gui


C'est une plante qui s'invite dans les arbres. Sur ces branches, elle a l'impudence de disputer la lumière au lierre. Qu'importe aux merles et aux grives, ils raffolent de ses fruits. Mais ce soir le gui sera dans les maisons, noué d'un ruban, pour les traditionnels baisers de nouvel an.

Au gui l'an neuf, mais à minuit. L'usage veut que l'on embrasse la personne la plus proche de soi à l'heure fatidique. La plus proche tendrement parlant ? Nenni ! L'usage se moque ! C'est géographiquement parlant qu'il faut l'entendre.
Mais rien n'interdit d'être là où on souhaiterait quand la minuit approche. Oh mine de rien s'il le faut. Joyeuse soirée à tous ceux qui fêtent cette nouvelle année civile
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samedi, décembre 30, 2006

Fruits et feuillages d'hiver : l'aulne commun

Alnus glutinosa, aulne glutineux, aune, vergne... c'est cet arbre qui aime les terres humides et le bord des rivières. Ses racines additives, la partie visible, font songer à celles d'espèces ligneuses tropicales. Mais l'aulnaie n'est pas la mangrove.
Colonisateur bienvenu des berges, il les protège en les fixant. En hiver ses branches s'ornent de cônes (la photo ci-dessus les représente grandeur nature, ou presque).
Il donne un bois léger, on en a longtemps fabriqué des sabots.

Deux aulnes :

une belle description, deux photos pleines de charme sur le blog de Jean Pierre Jacob, La bouriane verte. C'est un blog à découvrir.
Au fil des saisons et des passions, vagabondages botaniques dans le département du Lot, et parfois ailleurs.... Ainsi le définit son auteur. Il possède cet art élégant du vagabondage. Je l'avais remarqué il y a longtemps, puis oublié. L'aulne m'y a ramenée, au fil de l'eau, au fil de la toile. C'est ici. Vous trouverez le texte que j'ai évoqué à la date du 17 décembre.
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dimanche, décembre 24, 2006

Fruits et feuillages d'hiver : le lierre

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Dans une haie le lierre s'est enroulé autour d'une aubépine. À l'extrémité des branches, les feuilles n'ont plus de lobes. La courbe s'assouplit et trace un léger creux là où se dessine la découpe habituelle.
Lierre sauvage, lierre commun, Hedera helix, on lui a donné des surnoms contradictoires : lierre des poètes, bourreau des arbres, rondelette. Des esprits sévères qui ne goûtent point la poésie ?

Ses fruits : des baies rondes, qui deviennent noires à maturité. Elles protègent les graines. Pour nous elles sont toxiques. Mais pour les oiseaux c'est nourriture appréciée.
On peut mêler ces baies aux bouquets. Longues tiges souples qui nécessitent un support plus robuste. À vous de jouer... mais imaginez le contraste entre ce noir, ce gris où la lumière jette un reflet prune ou bleuté et une fleur d'un rouge éclatant.


Mêlez plantes sauvages et cultivées. Chaque jour des avions portent leurs précieuses cargaisons de fleurs coupées. Les coloris les plus gais sont dérobés au bel été.
Feuillage des champs et végétaux plus sophistiqués. Fleurs cultivées dans des serres. Souvent venues d'Israël ou des Pays-Bas. Pour embellir toutes nos saisons.

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dimanche, décembre 17, 2006

Fleurs des Alpes
Balade d'un botaniste, des plaines aux sommets

Texte de François Couplan Photographies de Jean-Claude Ligeon.
Éditeur Nathan.


Un très beau livre. S'y mêlent le charme des ouvrages anciens et la beauté d'une mise en page contemporaine. Précision des images, devenues photos. Quand herboriser c'est aussi vagabonder et raconter . Raconter les plantes et les hommes.


Présentation de l'éditeur :

François Couplan, botaniste de renom, nous invite à une promenade à la fois scientifique et poétique au cœur des Alpes. Tour à tour botaniste, simple observateur, randonneur gourmand, poète, il nous conte l'histoire des plantes des Alpes, les relations que l'homme a entretenues avec elles, leurs difficultés à vivre et à se reproduire dans ce milieu extrême, sans oublier leurs vertus culinaires et médicinales. Du pied des monts jusqu'aux sommets, il nous guide à travers les cinq étages de végétation caractéristiques des Alpes : l'étage collinéen au plus bas, l'étage montagnard, l'étage subalpin, l'étage alpin, enfin l'étage nival et ses rochers escarpés où quelques espèces réussissent à s'épanouir. Une randonnée alpine insolite pour découvrir la douceur de l'edelweiss, le parfum chocolaté des nigritelles ou la suavité des framboises sauvages...


Biographie des auteurs :

François Couplan, ethnobotaniste, enseigne les utilisations des plantes depuis près de trente ans. A son expérience scientifique, il joint une expérience approfondie au sein de la nature, qu'il a explorée sur les cinq continents. Jean-Claude Ligeon, photographe savoyard de renom, a consacré sa vie à photographier les paysages, la faune et la Flore des Alpes.

Pour feuilleter quelques pages sur le site de l'éditeur : ici
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jeudi, décembre 14, 2006

Bambous contre un mur rouge


Cette photo a été prise en Chine.
Sous l'apparente fragilité, une résistance étonnante. Les bambous sont utilisés en Asie pour construire des échafaudages. Plus résistants aux vents violents que les poutrelles de métal.
Photo M. D.

lundi, novembre 27, 2006

Des graines, des oiseaux... et des chants
Nichoirs et mangeoires au jardin et un artiste nichoriste

Merci à JLB pour ses photos, toutes sont de lui

Tous les oiseaux ne se nourrissent pas de graines. Mais tous nous offrent leurs chants. Et ils sont de remarquables jardiniers : semis improvisés certes, mais réussis.
Est-ce à eux que je dois le massif d'onagre qui s'est installé une année ? L'herbe aux ânes, aux fleurs d'un jaune si gai et pourtant délicat. À l'ombre, un printemps, je découvris un pied d'eupatoire à feuilles de chanvre. Il devint fleurs élégantes et discrètes. Longues tiges souples que ploie le vent.


Les oiseaux font de splendides présents. Il convient de rendre la politesse. On ne peut parler d'hospitalité, ils sont chez eux.
Sur la petite image deux feuilles. Celle du cardère, beau chardon appelé aussi Cabaret des oiseaux. Car le creux qui se forme à l'intersection des feuilles retient l'eau de pluie et celle de la rosée. Minuscule abreuvoir, très prisé. Pourquoi ne pas l'inviter et en planter un pied ? Oui, un chardon. Sauvage. Chut, on n'en dit pas de mal. Pourquoi fâcher les Écossais ?
L'eau, si nécessaire à la vie. Il faut songer à en laisser à portée des oiseaux. Et n'hésitez pas à briser la glace ! C'est en recherchant ces précieux accessoires que j'ai découvert le site Le Vert Nid Sage.

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mercredi, novembre 22, 2006

Vigne vierge

Oui, il faut la surveiller. Elle est d'une vigueur étonnante. Mais elle vagabonde si joliment.

lundi, novembre 20, 2006

La haie improvise un bouquet

Les fruit d'un noir bleuté sont ceux du troène de Chine, Ligustrum sinense, un arbuste très courant. En arrière-plan, une vigne-vierge.

dimanche, novembre 19, 2006

Camellia sasanqua, des fleurs à la fin de l'automne

C'est un arbuste qui offre des fleurs quand elles se font plus rares au jardin. De septembre à décembre. Au Japon on l'appelle camélia d'automne. Évitez de le planter au Sud, il souffrirait à la saison chaude. Et, comme le Camellia japonica, plus tardif, il redoute les terres calcaires.
Il existe d'excellents ouvrages qui détaillent ses exigences. Votre pépinièriste saura vous conseiller au mieux. Important : seules les racines du camélia craignent le froid. Recouvrez simplement le pied de feuilles sèches. S'il est en pot (attention là aussi, pas d'eau calcaire pour l'arrosage) : il sera plus fragile. Le rentrer sous une véranda dans les régions les plus froides. Mais surtout pas en appartement : l'air est trop sec. Vous pouvez choisir des variétés à fleurs blanches, roses ou rouges. L'arbuste se prête à la taille. On peut préférer son port naturel.
Photos B.

vendredi, novembre 17, 2006

Lonicera fragrantissima, magie d'un parfum en l'hiver

 
Cet arbuste attend l'hiver pour offrir sa floraison. Là, ses branches souples se couvrent de petites fleurs. Oui, elles ont ce parfum propre à certaines fleurs blanches. Comme le jasmin, la tubéreuse... Il se décline dans une autre tonalité. Les parfumeurs parlent très justement de gammes. Ils ont sû saisir ces subtilités, en imaginer d'autres.

Lonicera fragrantissima, chèvrefeuille odorant. Arbuste, tous les chèvrefeuilles ne sont pas des lianes. Particularité souvent oubliée. L'exubérant chèvrefeuille des haies a capté toute notre attention.
Vous trouverez différentes variétés chez les horticulteurs. Plusieurs catalogues en proposent également. Feuillages d'un vert franc, ou grisé, aux notes bleutées... J'ai choisi un jour 'winter beauty', il venait d'Angleterre, des pépinières Hillier. L'idée qu'il ait traversé une mer pour rejoindre mon jardin m'enchantait. Les choix se font avec raison ou déraison, toutes les options sont possibles. Un seul impératif : respecter les besoins de la plante : terre, lumière, eau, chaleur ou fraîcheur nécessaires.

Le feuillage de ce chèvrefeuille arbustif est semi-caduque. Selon le climat et ses caprices il garde ou non ses feuilles l'hiver. Aux fleurs succèdent de curieux fruits rouges, translucides, très gais. Ils jouent à se cacher sous les feuilles.
Plantez-le près de la maison. Imaginez, un jour de janvier, à l'heure où le soleil est plus haut dans le ciel, la splendeur d'un parfum qui défie le froid

PHOTO : B.
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mercredi, novembre 15, 2006

Jardins sous la pluie

Pluie de septembre. L'arbre est un albizia. La haie est faite de troènes de Chine. Jolis arbustes au port léger, aux floraisons discrètes mais généreuses... si on ne le taille pas pour le faire ressembler à mur. Tâche dont il s'acquitte fort bien. PHOTO : B.

mardi, novembre 14, 2006

La mouche de l'archivage m'a piquée...

C'est en cours, et seul l'usage dira si c'est utile. Il s'agit d'établir un classement par catégorie. Enfin, de tenter. Sur la page 'Flores en lignes' j'ajoute des liens en chemin : ceux de sites dont je n'ai pas parlé ici, mais qui complètent cette table des matières improvisée. Accés : dans la partie droite de cette page, sous le profil. Les suggestions sont bienvenues. Pour l'instant : livres, flores, jardins à visiter. À venir : portraits de plantes, parfums, épices, techniques, outils ... Ici

mercredi, novembre 08, 2006

Dessins de plantes : les collections de l'Herbarium de l'Université de Moscou

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Elles sont très belles. La collection a été créée par le botaniste russe Dmitry Petrovich Syreyshchikov. Pour un usage scientifique. Elle ne comporte pas moins de 80 000 dessins.

Je vous invite à regarder quelques unes de ces images sur cette page .
Précision et délicatesse du trait. Coloris soigneusement travaillés. Les plantes les plus familières ont été soigneusement observées. Acer rubrum, érable rouge. Watson.

Collections d'une grande richesse, qui peuvent être comparées à celle de la bibliothèque de Kew Gardens.

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... deux ans et demi plus tard :
désolée, j'avais oublié d'indiquer le lien
c'est ici
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dimanche, octobre 22, 2006

Abeille

Beauté du monde. Cette image qui disait 'abeille heureuse'.

Portrait d'une clématite sauvage

à venir... c'est un fait, elle prend son temps et il ne lui reste qu'une feuille

samedi, octobre 21, 2006

Les champignons de Jean-Henri Fabre

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Présentation de l'éditeur :
 
« Génial observateur de la nature, mort à quatre-vingt-douze ans au début de ce siècle, Jean-Henri Fabre consacra sept années de sa vie à l’étude des champignons qu’il ramassait durant ses marches autour du mont Ventoux. Afin de les “ collectionner en effigies ”, il réalisa près de sept cents aquarelles où l’on reconnaît la précision d’un excellent botaniste et la sensibilité d’un artiste. Avec sa simplicité légendaire, ne disait-il pas “avec peu de couleur, beaucoup d’eau et d’attention, il est facile de bien faire” ?
C’est en 1955 que les cartons qui les contenaient furent ouverts pour la première fois. Ici, deux cent vingt planches sont sélectionnées parmi cet ensemble inédit, en suivant deux critères : représenter toutes les espèces, et ne garder que les aquarelles dont la qualité artistique et scientifique est incontestable. On se trouve ainsi en présence d’une étude qui, publiée du vivant de Fabre, aurait sans aucun doute fait sensation.

Abondamment illustrées de documents anciens, de reportages spécialement réalisés sur les lieux où vécut Fabre, de tableaux évoquant le cadre de ses promenades, les préfaces nous font mieux connaître les mille facettes de ce chercheur aussi passionné que passionnant. Le héros moderne, l’homme de science, le mycologue, revivent ainsi sous nos yeux. »


Plan de l'ouvrage :

Avant-propos Jean-Henri Fabre, œuvre et parcours scientifique, par Claude Caussanel et Yves Delange L'œuvre mycologique de Jean-Henri Fabre, par Patrick Joly Étude des planches de champignons Annexe : GlossaireLes aquarelles des champignons Bibliographie Index des noms latins et vernaculaires

Editeur : Citadelle & Mazenod.

mardi, octobre 17, 2006

L'herbier des quatre saisons ou le Jardin d' Eichstatt, Basilius Besler

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Présentation de l'éditeur :


« Publié pour la première fois en 1613, L'Herbier de Basilius Besler est sans doute l'un des plus grands livres de fleurs du monde. En 372 planches d'une rare qualité graphique et d'un étonnante fraîcheur de couleur, Besler décrit au fil des saisons la flore, la végétation du fabuleux jardin du prince-évêque de la petite ville d'Eistadt, près de Nuremberg. 

Plus de mille plantes représentant 607 espèces sont ainsi reproduites avec autant de précision que de sens de la mise en pages. Et ces plantes évoquent non seulement des végétaux, des parfums, des remèdes mais elles sont aussi les, clefs du monde vivant.

Comme le dit si bien Pierre Gascar dans sa préface : On ne doit pas oublier que Besler, comme tous les botanistes de son temps, ne sait pas établir le classement des végétaux par ordres, par familles et n'a même qu'une notion imprécise de l'espèce... Cette liberté lui permet de faire mieux ressortir, dans son herbier, l'unité fondamentale, l'unanimité de la nature dans laquelle la splendeur de la création s'affirme sans détours.

C'est Gérard Aymonin, responsable du laboratoire de phanérogamie au muséum d'Histoire naturelle de Paris qui a étudié avec science et patience, les plantes de ce livre. A la lumière des connaissances d'aujourd'hui, chacune d'elles retrouve ainsi son nom vernaculaire, sa classification et la famille à laquelle elle appartient. »


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Plan de l'ouvrage :


Sommaire
Préface par Pierre Gascar
Introduction par Gérard Aymonin
LE PRINTEMPS L’ÉTÉ L’AUTOMNE L’HIVER

Annexe :
Index des noms français
Index des noms latins Index des noms attribués par B. Besler

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« Un enchantement. Un objet si beau, si lourd, qu'il en est d'abord intimidant. Il faut y entrer comme on pénètre dans le parc d'un château de conte de fées. Mille cent figures composent le parterre le plus extraordinaire qu'on puisse rêver. D'une telle fraîcheur que l'on se prend en tournant les pages à respirer plus fort. »


Danièle Heymann
 


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Editeur : Citadelle & Mazenod (
Première édition : 3 Fév 1989).





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lundi, octobre 16, 2006

Les Jardin de Métis : livres


Les belles de Métis

L'héritage floral d'Elsie Reford.
Écrit par Alexander Reford.
Illustré par Louise Tanguay
Édition De l'homme


Présentation de l'éditeur :

« L’historien Alexander Reford examine pour nous [les Jardins] en s’attardant plus particulièrement à la collection de plantes rares et exotiques réunies par son arrière-grand-mère, Elsie Reford.

Avec un infini souci du détail, se fondant sur la correspondance et le journal de cette aventurière de l’horticulture, il relate l’odyssée qu’ont accomplie certaines des plantes qu’Elsie affectionnait plus que tout : lis, pivoines, azalées, roses, pavots bleus, gentianes, primevères, pommetiers, fougères et sanguinaires. Il raconte la petite histoire entourant la découverte de ces plantes ainsi que les péripéties auxquelles leur acclimatation à Grand-Métis a donné lieu et nous confie même quelques secrets professionnels de l’audacieuse jardinière.

Les photographies de Louise Tanguay guident magnifiquement notre incursion dans le paradis d’Elsie, nous faisant revivre le printemps, l’été et l’automne des Jardins. Ces images soulignent la beauté de chacune des plantes, capturent leur mystère et nous font partager l’envoûtement auquel succombent tant les jardiniers que les collectionneurs d’espèces botaniques. »




Les Jardins de Métis

Le paradis d'Elsie Reford.
Écrit par Alexander Reford.
Photographies : Louise Tanguay et Robert Wilson Reford
Édition De l'homme (Canada)


Présentation de l'éditeur :

« Les magnifiques Jardins de Métis, situés aux abords de la rivière Mitis et face au fleuve Saint-Laurent, attirent chaque année des milliers de visiteurs du monde entier. Ils sont nés de la vision et de la passion d’une femme remarquable, Elsie Reford, qui a travaillé amoureusement pendant plus de trente ans à l’élaboration de son petit paradis de Grand-Métis.

Cette femme talentueuse, horticultrice de génie, musicienne et philanthrope, figure parmi les plus grandes dames de son époque. S’inspirant de ses écrits et de ses lettres, son arrière-petit-fils Alexander brosse ici le portrait d’une visionnaire qui a laissé un héritage exceptionnel dont on continue encore aujourd’hui de s’inspirer et de s’émerveiller.

Ce livre présente des clichés inédits de Robert Wilson Reford, le mari d’Elsie, qui année après année a immortalisé la beauté des Jardins de Métis, ainsi que des photos de Louise Tanguay, une grande photographe qui puise son inspiration dans la nature. »

jeudi, octobre 12, 2006

Les Jardins de Métis


Merci à Mélanie Gauthier, des Jardins de Métis, qui m'a envoyé ces photos et m'a autorisée à les publier.

La Mitis, c'est une rivière qui rejoint le Saint-Laurent. À l'endroit même où leurs eaux se mêlent, ces jardins. Ceux qui les ont visités en disent la splendeur. Domaine objet de mille soins, art délicat d'un paysage que pensa d'abord une femme. Tout autour les forêts, le fleuve, la rivière. Beauté née de ce contraste.

Nous sommes au Québec, juste à l'entrée de la Gaspésie. Retenez ce mot, pour sa sonorité. En France nous avons oublié ceux de nos régions, de nos provinces. Ceux qui portaient en eux tout un monde.

À l'origine, ces terres étaient une seigneurie. Depuis le XVIIème siècle. Ventes, successions, ce n'est qu'en 1919 qu'Elsie Maighen Reford héritera du domaine. Elle y fera éclore des espèces que nul n'avait songé à apprivoiser. Elle était aussi une naturaliste reconnue. Et une voyageuse qui rapportait des plantes, apprenait à les acclimater.

Audacieuse ? Oui. Songez à la rudesse du climat. Il faudrait plus que les hivers canadiens pour décourager femme déterminée. Mais que de patience, que d'observations avant de faire fleurir certaines variétés. Parmi elles, ce pavot au coloris rare, le pavot bleu de l'Himalaya, Meconopsis betonicifolia. Sa germination est difficile. Et si vous souhaitez l'inviter au jardin, préférez les plants aux semis. Ce n'est qu'une indication, l'aventure peut tenter.
Les Jardins de Métis. Car il y en a plusieurs. Déjà en 1953 ils figuraient au livre des plus beaux jardins du monde*. Pourtant ils faillirent être fermés. Mais c'était sans compter avec l'obstination et la belle passion de la population locale, de quelques descendants de la famille Reford et d'une association venue les rejoindre. Les Amis des Jardins de Métis étaient nés.

Ils n'ont cessé de mettre en valeur ces terres d'entre les fleuves.
N'imaginez pas qu'elles ne soient que pieuse conservation d'un décor passé. Ce serait si contraire au génie d'Elsie Reford. Quand fidélité n'est que trahison... Non, il n'en est rien.

Et lorsque revient l'été, Métis accueille le Festival international de jardin. Des créateurs contemporains y proposent d'éphémères espaces. Cette année certains ont suivi le thème de l’éveil des sens. Magie de l'ouïe, de l'odorat, de la vue et du toucher.

Les jardins... en attendant de vous y promener, rêvez un peu. Écoutez comme ils se nomment : jardin du ruisseau, jardin des pavots bleus, l'allée des azalées, le jardin des mousses. Plus loin l'allée royale, le jardin des pommetiers, l'allée des gentianes... non, ce n'est pas fini.
Pour en savoir plus : le site des Jardins de Métis. Pour voir en plus grand format le pavot bleu et la vasque où flotte une fleur rouge, il suffit d'un clic sur les images.

Elsie Reford, sa vie, son jardin : c'est une émission promenade de Radio Canada. Et un hommage à une femme remarquable, qui était aussi musicienne. Pour écouter : un clic sur la photo.
* ▲ Beautiful gardens of the world, de Robert Jackson ( Evans Brothers Ltd).

mercredi, octobre 11, 2006

Pour écrire un commentaire...


Calcarius lapponicus. Dessin de Wilhem von Wright.

Il n'est pas nécessaire de s'inscrire pour laisser un commentaire sur ce blog. Si votre texte ne s'affiche pas tout suite, ne vous inquiétez pas. Il sera publié plus tard : les commentaires sont modérés. Il existe trois manières de procéder, détaillées ci-dessous. À la suite du billet concerné :

Tout d'abord cliquer sur COMMENTS

1/ Vous n'avez pas d'identité blogger, c'est sans importance.Vous cochez 'autre', puis vous inscrivez votre nom ou votre pseudo dans la case prévue à cet effet. Vous pouvez contempler votre œuvre : aperçu, décider de l'envoyer : publier. Image
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... et donc aucun besoin de mes explications !

dimanche, octobre 08, 2006

Jardinage et botanique à Paris

Je me souviens avoir écouté une émission où il était question d'herboriser. À Paris. Elle débutait dans le plus grand enthousiasme. Merveille : une agrostis*. Obstinée, à la fois fragile et solidement implantée, dédaignant l'agitation ambiante. Où ? Au beau milieu de la Place de la Concorde. Oui, la botanique est aussi un sport à risque. Généralement elle se pratique plus sereinement. À peu près partout. Il suffit d'observer. Paris offre des trésors. Jardins, serres et squares, mais aussi murs et toits, chaussées et trottoirs. Branches qui dépassent l'espace privé et s'aventurent vers la rue. Le jardinier n'est pas pressé, il ne les a pas taillées. Ne le maudissez-pas, regardez. Apprendre à reconnaître, à nommer, à apprivoiser, à cultiver : toutes ces activités sont possibles. Vous trouverez beaucoup d'informations sur la page Jardinage et Botanique de la ville. Qu'elles ne vous dispensent pas de chercher. Il existe de multiples associations. Le site à consulter : Jardinage et Botanique * Agrostis ? Il me semble. J'avais enregistré l'émission, Je la réécouterai. La promenade se continuait dans Paris, où poussent de nombreux végétaux sauvages. Parfois ils sont minuscules. L'insecte sur la photo porte le doux nom de Trichius fasciatus. Il est posé sur une fleur d'Iceberg, obtention du rosièriste allemand Kordes.

mercredi, octobre 04, 2006

La Plante compagne, Pierre Lieutaghi

Pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale Depuis des millénaires les plantes nous accompagnent. Des liens, évidents ou oubliés, se sont tissés entre elles et les hommes. C'est leur histoire que raconte Pierre Lieutaghi dans la plupart de ses ouvrages. « Dans nos pays de vieille tradition écrite, aux paysages modelés depuis des millénaires par l’agriculture, il existe aussi une Histoire en rapport étroit avec la plante sauvage. Toute oubliée qu’elle soit, et en deçà des paroles, cette Histoire ne saurait se circonscrire à une chronique d’usages mineurs : elle raconte les perfectionnements de la pensée même, elle vaut d’être retrouvée, traduite de l’herbe et du feuillage, restituée à l’usage de notre propre attention au monde. Car c’est toute l’aventure des hommes qui s’enracine et s’abat avec les forêts, bruit dans les cimes, s’exalte et s’apaise au rythme des saisons florales. Chaque vieille haie en sait un épisode. Et la flore, témoin des commencements, ortie ou chiendent, sureau ou bardane, est toujours à nos portes, avec ses mêmes offres et ses signes tout prêts pour les passages d’intelligence. Essai en forme de petites histoires plus sociales que naturelles, La Plante compagne propose quelques pistes pour une écoute attentive de la mémoire des herbes et des arbres qui rencontraient les hommes. Son propos est aussi de servir d’initiation à une ethnobotanique familière : ce qui s’est passé au cours des temps dans la mise en œuvre et en pensée de nos plantes. » (Quatrième de couverture) ▲ L'ouvrage est publié chez Actes Sud

samedi, septembre 30, 2006

Au Château de Gaujacq : les 7 et 8 octobre

Ra Na Pe Co. Ce n'est pas le début d'une comptine, ni une formule magique, quoique... Sous ces syllabes déroutantes : le Rassemblement National de Pépiniéristes Collectionneurs. Quel nom intimidant. Les voici l'air enrégimenté ! On les dirait au garde à vous. Il n'en est rien. Mais comment désigner ce beau rassemblement de professionnels, compétents, passionnés ? Une collection ? Je n'oserais. Chacun est spécialisé dans un domaine. Sauges, fougères, camelias, fruits anciens, curieuses coloquintes, vivaces... impossible de tout énumérer. A l'intérieur des bâtiments, dans une salle, une libraire pose ses albums sur de longues tables. Des ouvrages horticoles. Couvertures qui font déjà rêver. Jacquettes austères de livres plus savants. Très beau choix, conseils précieux. Un peu plus loin le marchand d'épices. L'accueil est chaleureux, on hésite entre un cumin dont l'odeur nous dévoile la finesse, un paprika au rouge si gai. Et ces jolies boites carrées ? Idéales pour offrir à un ami le mélange pour vin chaud dont il raffole.

Gaujacq, des rendez-vous plusieurs fois l'an. Des fidèles, des curieux, des qui ne connaissent pas encore (des extravagants). En un lieu particulièrement agréable. Du haut de la colline, en se promenant dans les jardins, on découvre le paysage de la Chalosse, encore adouci par la lumière d'automne. Rassurez-vous, on ne fait point qu'y rêver, on s'y restaure. Sur place, et très simplement. La suite du côté pratique ici. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires N'oubliez pas : voici venue la saison idéale pour les plantations. L'hiver les aguerrira, elles n'en seront que plus vigoureuses au printemps. 40330 GAUJACQ Tel : 05.58.89.24.22

vendredi, septembre 29, 2006

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J'intercale ici quelques images dont j'ai besoin...

jeudi, septembre 28, 2006

Les marguerites, pour Guitl qui dit ne connaître le nom que d'une seule fleur

Etait-ce une boutade, parlait-elle sérieusement ? Mais il fut question de marguerites, ces jolies fleurs un peu naïves. Boudées dans trop de jardins. Leur simplicité déplairait-elle ?

Longtemps on en cueillit des brassées dans les champs. Fleur de l'Histoire aussi. En compagnie du coquelicot et du bleuet. Oui, les couleurs nationales des ancien bouquets de 14 juillet.

Toutes les cueillettes ne sont pas exemptes de danger. De fines tiges fleuries ont dit le refus de se soumettre, annoncé les combats à venir. Dans la nuit qui précéda le 14 juillet 1940, des femmes et des hommes ont déposé au pied des Monuments aux morts de la guerre précédente des bouquets tricolores.

Marguerites, coquelicots, bleuets, fleurs des champs devenues signal. « C'est un signe de reconnaissance improvisé, pour ceux qui ne se résignent pas à cesser le combat, pour ceux qui ont rejeté l'agenouillement de la République à Vichy le 10 juillet. Les hommes et les femmes se rassemblent pour chanter la Marseillaise. Ils sont encore peu nombreux, mais ils sont là. »
Messagères silencieuses dont la nuit n'a pu masquer l'éclat. Fleurs fragiles et têtues posées sur la pierre. Puis le chant interdit. Dans combien de villes et de villages ?

Source et citation : Pierre Miquel, Petite histoire des fleurs de l'Histoire (Albin Michel) Photo : Adam Hauner

À propos des liens... Wild flowers, la flore sauvage d'Israël

Merci à Sara Gold qui m'a autorisée à utiliser l'une de ses photos, thanks, toda raba.

Wild flowers est un beau site israélien qui répertorie la flore sauvage. En hébreu, mais la version anglaise est en préparation. Il est facile d'y faire une recherche avec le nom botanique ou le nom anglais d'une plante.

Sur la page d'accueil, à gauche, vous lirez le mot שם הצמח , à côté du petit rectangle où il vous suffit d'écrire le nom voulu. Ce peut être un nom générique : rosa, salvia, iris. Sur la page suivante s'afficheront des vignettes, sur lesquelles vous cliquerez. Là merveille, d'autres photos. Souvent des gros plans. Ils mettent en valeur la texture d'un feuillage, l'éclat d'une floraison, la particularité d'un fruit.

Ci-dessus : les fleurs élégantes aux longues étamines sont celles du myrte commun, Myrtus communis.

mercredi, septembre 27, 2006

À propos des liens... Liber Herbarum

C'est un site où sont répertoriées des espèces médicinales. Arbres, herbes, aromatiques. Et des plantes que leur seule beauté donne envie d'inviter au jardin. Vous y trouverez de nombreuses illustrations. Copie de planches anciennes soigneusement dessinées. Ci-contre, le sureau noir, Sambuscus niger, courant dans les campagnes. Souvent proche des maisons. Avez-vous un jour goûté le vinaigre de cidre parfumé aux fleurs de sureau ? Parfum délicat. Si rare et si simple à préparer. Bel arbre qui fit le bonheur de générations de garnements. Sa moelle est tendre. Idéale pour fabriquer des sarabacanes*.

* Cet artisanat écolier se raréfia avec l'invention de László József Biró : le stylo à bille. Entièrement démonté il permettait le même usage. Plus rapide à préparer. Èblouissants progrès techniques
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Début d'automne

Cette sauge est en fleur actuellement. C'est la belle Salvia 'Indigo spires'. Dans les jardins comme dans les près, les floraisons commencent à se faire plus rares. D'emblée j'avoue une préférence : pour les plantes vivaces. Sauvages, laissez-les s'inviter au jardin... et adoptez-les ou non après observation. Cultivées, choisissez-les. Pour leur parfum ou leur coloris, leur nom, leur port. Pour leur histoire, ou la vôtre. Ou par pur caprice. Mais en étant attentif à leur préférences : le sol léger ou lourd, l'exposition, au soleil ou proche de l'ombre, et le climat qui leur sied.