vendredi, septembre 14, 2018

Jean Cotelle, Des jardins et des dieux: derniers jours de l'exposition

Jean Cotelle, Vue des parterres du Trianon de marbre avec Zéphyr et Flore endormie (détail)

« Au moment où le roi est en train de rédiger la première version de Manière de montrer les jardins de Versailles, il manifeste [...] le désir d’orner la galerie de Trianon d’un cycle ambitieux de vingt-quatre tableaux représentant les jardins, récemment créés par André Le Notre. Cotelle se voit confier l’essentiel de la prestigieuse commande, soit vingt-et-un tableaux, dont la réalisation s’effectue en seulement deux ans. 


Afin de s’adapter au lieu, Cotelle peint dans un format vertical assez inhabituel. Dissimulés dans la végétation, les bosquets se prêtent à la représentation des plaisirs et des amours des dieux. Cotelle peuplent donc ses toiles, dans lesquelles transparaissent la fraîcheur des coloris et la délicatesse du dessin, de nymphes, déesses et héros tirés de la mythologie ou de la fable.»


Extrait de l'ouvrage publié à l'occasion de l'exposition.
(Lienard éditions/Château de Versailles)




vendredi, août 31, 2018

Francis Hallé au Jardin botanique de Tours

Jardin botanique de Tours (copie écran)

Samedi 1er septembre

Le botaniste sera présent à l'inauguration de l'exposition Trente ans d’études des canopées tropicales. De nombreuses animations seront proposées au public.
Le programme de la journée est disponible sur le site de La Nouvelle République.


mercredi, mars 14, 2018

Auguste Garnerey, Vues du jardin de Joséphine



«Mon jardin, qui est la plus belle chose possible, est plus fréquenté par les Parisiens que mon salon, car, au moment où je t’écris, on me dit qu’il y a au moins trente personnes dans le jardin qui s’y promènent.»

Lettre à Eugène de Beauharnais, 13 juin 1813



Les douze aquarelles d'Auguste Garnerey sont présentées par Christophe Pincemaille. Elles sont le reflet de la propriété  au temps de l'impératrice.

L'ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition Malmaison, un jardin d'expérience. On peut le feuilleter sur le site de l'éditeur, les Éditions des Falaises.




mardi, mars 13, 2018

Malmaison, un jardin d'expérience, exposition




Présentation sur le site du musée:

Pour Joséphine, Malmaison, c'était d'abord un jardin et elle en fit quelque chose extraordinaire.
L'exposition, qui investira l'orangerie du Bois-Préau, au milieu des plantes exotiques et des orangers remisés pour l'hiver, vise à montrer au public que deux siècles après la disparition de l'impératrice, l'art des jardiniers poursuit toujours le rêve de la "merveilleuse créole" qui voulait voir pousser l'Amérique à Malmaison.
Cette installation s'articulera autour de trois thèmes principaux : le jardin d'expérimentation et d'acclimatation, où graines et plants parvenaient du monde entier, avec, en point d'orgue, une modélisation de la serre chaude, pour comprendre l'importance capitale de ce bâtiment, unique en son genre; le domaine d'exploitation, avec son élevage de mérinos, inspiré par la bergerie impériale de Rambouillet; le jardin fleuriste avec le travail dans les serres pour assurer le fleurissement des parterres et des salons.
Commissariat : Christophe Pincemaille

dimanche, janvier 28, 2018

Hôtels à insectes: seulement si votre jardin permet à ceux-ci de se nourrir

 Le plus naturel: un arbre mort. Détail d'une photo de Norbert Nagel (wikipédia)


Ils sont à la mode. On en vend de ravissants. On peut aussi jouer à les construire soi-même.

Mais sans un environnement favorable ils ne seront que décor ou piège.  Avant toute installation penser à lire un excellent article de Jardins de France. En voici un extrait:

«La démarche de construction d’un hôtel à insectes doit être associée à celle d’apport de nourriture, notamment celle fournie par la flore. Cela ne sert à rien d’attirer les insectes dans son hôtel s’il n’y a pas grand-chose pour se nourrir aux alentours, dans un désert alimentaire. Un des drames sous-estimés est la diminution de la nourriture en nectar proposée par les fleurs.
La plupart des fleurs ornementales vendues dans le commerce sont des variétés stériles, sans nectaire (glande qui secrète le nectar) donc ne fournissant pas de nectar, base de la nourriture de nombreux insectes notamment des mellifères du genre anthophora. C’est gravissime.
»


Photo: hôtel à insectes. Photo de Hedwig Storch (wikipédia)

samedi, novembre 11, 2017

Novembre 1917: « Mais quelle forêt! On dirait qu’il y est passé un cyclone»


Pierre Welker était originaire de Blâmont, village évacué pendant la Première Guerre. Extrait d’une lettre adressée à sa mère:

Le 27 novembre 1917

«Le secteur n’est pas trop mauvais, cela peut aller. Où nous sommes il y a quelques gourbis où l’on peut s’abriter du mauvais temps.  En ce moment nous avons un temps de chien, de la flotte tous les jours. Aujourd’hui il est tombé un peu de neige, la première cette année. Il n’y a [pas?] de boyaux pour aller en ligne,  on passe tout à découvert. Il est vrai que l’on est un peu masqués par le bois mais quelle forêt! On dirait qu’il y est passé un cyclone. Pas un arbre qui n’est pas touché ou en miettes. »

mercredi, novembre 08, 2017

Semis imprévus



Entre les feuilles des violettes, un pied de tomates s'est installé. Je ne l'avais pas remarqué. Il a fleuri fin octobre.  À l'ombre, bien trop tard dans la saison pour donner des fruits. 
Je n'ai pas cultivé de tomates cette année. Petits mystères du jardin.

Dans un pot oublié où ne restait que de la terre,  un oxalis. Son feuillage est mis en valeur par le contenant. Il se détache mieux à vingt centimètres du sol.

De la terre, un récipient. Ne plus intervenir.
Quand la démarche est volontaire on peut parler d'attrape-plante.  Mot inventé par Roger Latour et lu sur son beau blog, Flora urbana. Le mien n'est qu'un modèle pour paresseux.