mercredi, juillet 20, 2016

En été penser aux oiseaux et aux petits animaux

Moineau domestique ©Cecile Rousse LPO

Merci à Cécile Rousse qui m'a autorisée à publier cette photo


Les grandes chaleur, la canicule sont une épreuve pour les oiseaux, les insectes, les petits animaux. L'eau leur est nécessaire. Il est aisé de la mettre à leur disposition: 
«un récipient peu profond (3-4 cm) rempli d'eau qui permettra aux petits animaux de boire mais aussi de se baigner (eau qui devra être remplacée régulièrement)».

Si des chats se promènent dans le jardin, on peut installer des bains d'oiseaux qui se suspendent. Un récipient moins profond que celui décrit suffira au hérisson pour se désaltérer. Et probablement à d'autres visiteurs.

Source, un article de la LPO



Quand on fait parler les plantes, thème du séminaire de Salagon cet automne

Détail de la façade de l'église - colonnes à chapiteau corhintisants ou (feuillage d'acanthe)© Service communication du Conseil général des Alpes de Haute-Provence


“Quand on fait parler les plantes” 

Jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 octobre 2016 


«Retenu avec certaines réserves, ce thème, regardé de près, est trop vaste pour faire l’objet d’un séminaire propre. Il saute aux yeux que c’est de toute notre délégation de parole aux plantes qu’il s’agit. De l’arbre de la connaissance du bien et du mal au chêne “classé”, du chapiteau-papyrus égyptien aux quatre dieux aztèques du maïs, de la magie antique “par les plantes” à la marguerite qu’on effeuille, du jardin d’amour au “langage des fleurs”, du prunier d’Extrême-Orient au bouleau amérindien, de la couronne d’Olympie aux palmes académiques, la plante, chargée d’intercession avec les dieux et avec nos semblables, désormais investie de la fonction supplémentaire de représenter la nature chez les urbanisés, est une créature protéiforme de l’imaginaire des sociétés. On ne pourra en retenir ici que quelques visages, non sans arbitraire.»


Pierre Lieutaghi, extrait de la présentation du thème.
À lire ici (format pdf)



Pour tout information pratique, cette page.



mercredi, juin 01, 2016

«Le paysan sait qu'il appartient à la terre»


À Verdun, lors de la commémoration, la décence ne fut pas de mise. Extraits du très beau texte de Robert Redeker (lien ci-dessous).


«
Que dirait, s'il revenait du royaume des morts, le soldat inconnu, lui dont le corps fut arraché à la nécropole de Verdun pour être transporté sous l'Arc de Triomphe, des cérémonies à grand spectacle, bruyantes et colorées, supposées commémorer la bataille des batailles?

(...)
Jamais au cours de cet anniversaire n'a été rappelé avec la précision nécessaire qui étaient vraiment ces soldats de Verdun. La plupart étaient des paysans. Beaucoup ne parlaient qu'une de ces langues, si belles, qui poussent très loin leurs racines dans l'histoire de notre pays et qu'un fanatisme criminel veut éradiquer, le breton ou l'occitan. Le paysan sait qu'il appartient à la terre. Ces soldats héroïques savaient ce que c'est que défendre la terre, que défendre le sol. Ils ne concevaient pas la patrie comme un réceptacle de valeurs, mais comme la terre nourricière, la vraie mère d'où ils sont nés.»

Source: Le Figaro




dimanche, mai 29, 2016

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique...

Verdun, mai 1916


Tu ne peux pas imaginer le paysage qui nous environne, plus aucune végétation, ni même une ruine ; ici et là, un moignon de tronc d’arbre se dresse tragiquement sur le sol criblé par des milliers et des milliers de trous d’obus qui se touchent.

Eugène Bouin 



Le 30 mai 1917

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.


En espérant que les cérémonies du centenaire se dérouleront dignement. Extrait de la dernière lettre adressée à Léonie. Elle est signée Eugène (soldat 'fusillé pour l'exemple').



jeudi, mai 26, 2016

Chateaubriand, Le printemps en Bretagne...

 Claude Monet, Les Rochers de Belle île, la côte sauvage (Musée d'Orsay)


«Le printemps, en Bretagne, est plus doux qu’aux environs de Paris et fleurit trois semaines plus tôt. Les cinq oiseaux qui l’annoncent, l’hirondelle, le loriot, le coucou, la caille et le rossignol, arrivent avec de tièdes brises qui les hébergent dans les golfes de la Péninsule armoricaine. La terre se couvre de marguerites, de pensées, de jonquilles, de narcisses, de hyacinthes, de renoncules, d’anémones, comme les espaces abandonnés qui environnent Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Croix de Jérusalem, à Rome.
Des clairières se panachent d’élégantes et hautes fougères ; des champs de genêts et d’ajoncs resplendissent de fleurs, qu’on prendrait pour des papillons d’or posés sur des arbustes verts et bleuâtres. Les haies, au long desquelles abondent la fraise, la framboise et la violette, sont décorées d’églantiers, d’aubépine blanche et rose, de boules de neige, de chèvrefeuille, de convolvulus, de buis, de lierre à haies écarlates, de ronces dont les rejets brunis et courbés portent des feuilles et des fruits magnifiques. Tout fourmille d’abeilles et d’oiseaux : les essaims et les nids arrêtent les enfants à chaque pas. Le myrte et le laurier croissent en pleine terre ; la figue mûrit comme en Provence. »

Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe



Pour faciliter la lecture dans ce format, je me suis permis un retour à la ligne que le texte ne comporte pas.




lundi, mai 23, 2016

Peindre le jardin moderne: de Monet à Matisse



Le documentaire de Phil Grabsky sera en salle le 24 mai. Il fait suite à l'exposition de la Royal Academy of Arts qui s'est achevée à Londres le mois dernier.

Elle réunissait les œuvres de grands artistes sur un thème: le jardin. Peintres et, pour beaucoup d'entre eux, jardiniers.

Le jardin à la place du modèle?



samedi, mai 07, 2016

Vent d'ouest



Il a ployé les branches de l'oranger du Mexique, les mêlant au chèvrefeuille. 
Le vent dessine le jardin.