Affichage des articles triés par pertinence pour la requête jardinage. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête jardinage. Trier par date Afficher tous les articles

dimanche, octobre 08, 2006

Jardinage et botanique à Paris

 
Je me souviens avoir écouté une émission où il était question d'herboriser. À Paris. Elle débutait dans le plus grand enthousiasme. Merveille : une agrostis*. Obstinée, à la fois fragile et solidement implantée, dédaignant l'agitation ambiante. Où ? Au beau milieu de la Place de la Concorde. Oui, la botanique est aussi un sport à risque. Généralement elle se pratique plus sereinement. À peu près partout. Il suffit d'observer. 

Paris offre des trésors. Jardins, serres et squares, mais aussi murs et toits, chaussées et trottoirs. Branches qui dépassent l'espace privé et s'aventurent vers la rue. Le jardinier n'est pas pressé, il ne les a pas taillées. Ne le maudissez-pas, regardez. Apprendre à reconnaître, à nommer, à apprivoiser, à cultiver : toutes ces activités sont possibles. Vous trouverez beaucoup d'informations sur la page Jardinage et Botanique de la ville. Qu'elles ne vous dispensent pas de chercher. Il existe de multiples associations. 

 Le site à consulter : Jardinage et Botanique 


  * Agrostis ? Il me semble. J'avais enregistré l'émission, Je la réécouterai. La promenade se continuait dans Paris, où poussent de nombreux végétaux sauvages. Parfois ils sont minuscules. L'insecte sur la photo porte le doux nom de Trichius fasciatus. Il est posé sur une fleur d'Iceberg, obtention du rosièriste allemand Kordes. 

samedi, avril 04, 2009

Herboriser... à Prague sur le pont Charles

Citrullus lanatus. Merci à Luigi Rignanese, grazie.
.
Cette photo est extraite des pages de Flora Italiana et semble nous éloigner de Prague. Mais qui sait ? Il va être question des pérégrinations d'une graine, sur un pont que le monde entier vient contempler. Elle fut du voyage. D'où venait-elle ? Les graines sont audacieuses. . .

La promenade contée sur le site Botany commence sur le pont Charles. Trois botanistes sont venus observer la flore. L'un d'eux, le Slovaque Palo Eliáš, s'intéresse tout particulièrement à la végétation et aux habitats sur lesquels les activités humaines ont une incidence.

Scientifique avant tout : « le pont est comme un vieux mur ». Vous ne lirez la remarque sur aucun guide. Les plantes famillières des fissures s'en moquent. Elles poussent avec la même insolence sur un ouvrage du XIVe siècle que sur une banale murette.
.
Sous une petite grille de la chaussée, un feuillage étonnant. Pourtant aucun doute : une graine de melon d'eau, la pastèque du Sud, s'est développée.
Prodige. Il est des touristes qui font du jardinage comme monsieur Jourdain faisait de la prose. Côté jardin et côté pont, nouvelle scène pour un théâtre.
.
N'imaginez pas nos trois botanistes insensibles à toute autre considération que végétale. L'article commence par une réflexion aussi profonde que la Vltava : peut-on imaginer la vie sans les ponts ? Songez à la monotonie qu'il y aurait de longer toujours la même rive !
.
Pour découvrir un recensement très précis des végétaux observés, lire : Flora of bridge. Prague, Charles Bridge.
.
.