dimanche, octobre 18, 2009

Les coloris d'automne et la fraîcheur des nuits

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Certains automnes les feuilles passent du vert au brun, puis tombent. Sans s'être nuancées d'autres coloris. La sécheresse n'en est pas nécessairement la cause.
« La façon dont les teintes apparaissent dépend de la température des nuits au début de l’automne. »
« Si l’arbre est «surpris» par des températures qui passent brusquement au-dessous de zéro, les feuilles changent rapidement et prennent de belles couleurs. Si le temps est doux, en revanche, elles tournent lentement et deviennent brunes.»
Extrait d'un article du quotidien suisse Le Temps : La chaleur ternit l'automne (30 septembre 2009). Les archives du journal sont accessibles à tous. Il suffit de s'enregistrer. C'est ici.
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jeudi, octobre 15, 2009

À Lod, sous la mosaïque la mémoire des pas

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Mosaïque de Lod, détail. Source : Israel Antiquities Authorithy .
Les belles coïncidences. L'actualité m'attache aux mosaïques et me mène en Israël. Vers une autre merveille : la mosaïque de Lod. Elle date aussi du IIIe siècle de l'ère courante. La beauté et l'émotion. Celle d'une découverte que la presse annonce aujourd'hui. . Les archéologues chargés du transfert de la fresque ont trouvé sur le support de plâtre les traces de pas. Empreintes laissées il y a 1700 ans. Pieds nus ou sandales, passage marqué. Signatures humaine qui ne cherchait pas à s'inscrire. Mais émouvantes. Comme les contours des mains couleur d'ocres sur les parois des grottes. . Est-ce un lièvre qui s'aventure dans les raisins ? Je lui souhaite de belles vendanges. . . Pour s'informer : - un article sur le site du Département des Antiquités d'Israël, en anglais. Il présente la mosaïque, au deux tiers de la page environ, ici. - un article sur le site du Ministère des affaires étrangères, toujours en anglais, relate la découverte des empreintes de pas : . . . .

mardi, octobre 13, 2009

Des mosaïques racontent saisons et travaux. St Romain-en-Gal

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. Seize motifs de la fresque de Saint Romain -en-Gal. Détail. Merci à J F Bradu qui m'a autorisée à utiliser ses photos
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Nostalgie de pages absentes, de lectures attendues. Alors j'ai suivi un mot. Il avait perdu une lettre en chemin. Mais ce n'était pas le premier venu. On pouvait l'écrire et faire chanter des sonorités familières : mosaïques.
Un mot pour guide et une recherche. Côté chemins, côté jardins. Recherche de motifs végétaux. Ils sont souvent utilisés, comme ornements. .
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Trois syllabes pour toute logique. Se fier à l'harmonie des mots. Celui-çi m'a menée vers une merveille. Au lieu des motifs décoratifs attendus, un calendrier agricole. Il raconte le temps des hommes, leurs travaux et les saisons.
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Au IIIe siècle de l'ère en cours, des tesselles de verre, de marbre et de calcaire gardent la mémoire des gestes : transport du fumier, tressage des paniers, greffe des arbres, ramassage du bois, cueillette des pommes...
Drapé de bleu l'hiver chevauche un sanglier. Force d'une saison. Sous le repos apparent, la terre protège les germinations à venir.
Simple remarque qui ne saurait être commentaire de l'œuvre. Bonheur de saluer animal si remarquable, de le trouver là.
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Splendide mosaïque exposée au Musée des Antiquités Nationales, au château de Saint Germain-en-Laye.
Sur la toile une page donne un aperçu de sa beauté. Présentée avec soin, avec goût et donnant avec clarté les informations nécessaires. L'auteur a la sagesse (la courtoisie ?) de ne pas surcharger son texte de références nous renvoyant... à notre ignorance. Pour beaucoup d'entre nous la Gaule du IIIe siècle n'est que souvenir d'un apprentissage. Un ignorant peut être ébloui. Le désir d'apprendre emprunte tant de chemins.
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La voici, pour faire les premiers pas : sur le site de Jean-François Jaru. Pour découvrir, approfondir si on le souhaite*, prendre le temps nécessaire. À chacun d'en décider. C'est ici.
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Le Musée des Antiquités Nationales propose de nombreux documents à télécharger.

dimanche, octobre 11, 2009

Écorces, suite...

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Lignes verticales que soulignent les mousses et les lichens. Journée grise et douce d'automne. .
Rituel de saison, le vin bourru et des noix. Elles sont encore un peu fraîches. Comme les noisette trouvées dans les bois.
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vendredi, octobre 09, 2009

Écorces

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Elles varient à l'infini. Il existe de beaux ouvrages, s'attachant aux espèces exotiques. Mais les écorces des arbres les plus familiers dessinent des mouvements inattendus . Bruns, gris et verts s'y nuancent à l'infini.
Seulement regarder. Dans les jardins, les rues des villes ou sur les chemins de campagne. .
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jeudi, octobre 01, 2009

Cette fleur qui tremblait en haut d'un chapeau... Le mime Marceau

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« Depuis le départ de Marcel Marceau pour un autre monde du silence, plus qu’une étoile, un univers s’est éteint…»
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Valérie Bochenek, Présidente de l’association « Un musée pour Bip ».
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Marcel Mangel, entré dans la clandestinité sous le nom de Marcel Marceau. Passeur d'enfant. Sauver des vies. Puis du nom de l'ombre enchanter le monde.
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Nul ne peut dérober aux peuples leurs émerveillements. Mais un État peut agir contre la volonté même d'un immense artiste : vendre ses biens comme on le fit en mai. Puis, comme il se prépare, disperser costumes, objets de scène et archives, au lieu de les rassembler « en un lieu unique dédié à l’art du Mime, dans le but d’offrir et de partager [cet] art avec le plus grand nombre.»
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Une association à rejoindre, à aider : Un musée pour Bip, ici. Des pages à lire sur le site de la Maison de Sèvres
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mercredi, septembre 30, 2009

« Les branches avaient l'odeur de la forêt...»


Couverture d'une édition américaine ( The New York Review of Books)
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« L'homme qui tenait la boutique avait un visage bienveillant. Il portait un tablier de jardinier, et ses mains étaient brunes et sèches, comme s'il avait travaillé la terre.
- Lequel voulez-vous, Madame ? demanda-t-il en tournant le bouquet de chrysanthèmes pour qu'elle pût choisir. Elle regarda les grosses fleurs avec leurs têtes toutes frisées. Les pétales recourbés étaient d'un grenat profond au centre et d'un jaune fauve à l'extérieur. Là où la lumière tombait sur leur chair mince, le grenat brillait ardemment alors que le jaune fauve pâlissait comme s'il était légèrement coupé d'argent. Il lui tardait de pouvoir les carresser.
- Je crois que je vais tous les prendre, dit-elle.
- Ils sont superbes, répondit l'homme.
Il était content. Il n'espérait plus une aussi bonne cliente à cette heure tardive.
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En lui rendant la monnaie sur son billet d'une livre et en lui tendant les chrysanthèmes enveloppés dans des feuilles de papier blanc fermées par des épingles, il lui donna aussi des branches de hêtres. Il précisa qu'elles étaient comprises dans le prix. Laura les prit dans ses bras. Les grands éventails aux nervures orange lui paraissaient encore plus beaux que tous les chrysanthèmes, sans doute parce qu'on les lui avait donnés, parce que c'était une surprise. Elle les sentit. Les branches avaient l'odeur de la forêt, une odeur de forêt bruissante et obscure, comme celle à l'orée de laquelle elle se rendait si souvent à l'automne, dans ses rêves. Elle ne bougeait pas pour bien se pénétrer de ce qu'elle ressentait. »
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Sylvia Townsend Warner, Laura Willowes
.Traduit de l'anglais par Laurence Lévy



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Un beau texte de Genviève Brisac, qui a préfacé une autre édition de « Laura Willowes». Ici.

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