lundi, octobre 30, 2017

Délices de l'automne, le giraumon d'Eysines

Merci à Kokopelli qui m'autorise à publier cette photo,
 issue de son catalogue de graines (lien à la fin du billet) 


Courge, giraumon, potiron, sous quelque nom que l'on trouve cette variété, elle est délicieuse. On la cultive dans le Sud-Ouest depuis le XIXe siècle. 
Elle figure dans un ouvrage publié en 1883 dont le titre complet est en lui-même une promenade:
Description des plantes potagères par Vilmorin-Andrieux et Cie, marchands grainiers, Quai de la Megisserie, 30, à Paris. 

Un dessin très précis accompagne la description:


 «Courge brodée galeuse, synonyme: giraumon galeux d'Eysines:
Plante vigoureuse, à tige atteignant 4 à 5 mètres; feuilles grandes, d'un vert foncé, à contours arrondis ou quelquefois ondulés. Cette variété, d'origine bordelaise, est évidement très voisine du giraumon ;  elle en diffère néanmoins par certains caractères très accusés. D'abord le renflement de la partie supérieure est très peu développé ou manque souvent ; ensuite toute la surface du fruit au moment de la maturité, est couverte d'excroissances d'aspect subéreux analogues à celles qui se montrent sur les melons dits brodés : cette particularité suffit à donner à la C. brodée galeuse un aspect très distinct. La chair en est jaune orangé, très épaisse,  très sucrée et d'un qualité excellente.»


lundi, octobre 09, 2017

Automne, suite



Côté rue, des abélias. Le long du grillage qu'ils masquent en partie. Clôture légère, arbuste qui s'adapte aux petits jardins comme à ce parc.
La variété venue de Chine attire les papillons. Comme les nombreuses variétés proposées à la vente qui en sont issues.


lundi, octobre 02, 2017

Automne dans un jardin public



 Un mur longe le jardin. Assez large pour retenir un moment  les feuilles qui  tombent.  Assez bas pour que le promeneur puisse regarder les végétaux qui s'y sont installés. Sans se livrer à la moindre acrobatie.  Les mousses ont tracé une longue fresque. Les feuilles y dessinent des lignes changeantes, éphémères.

Dans l'eau d'un minuscule canal, d'autres plantes. Certaines y sont installées.  Personne ne m'a dit leur nom. Elles retiennent un instant les tiges et les feuillages. Compositions fragiles. Le léger courant les modifiera, les emportera. 


samedi, septembre 30, 2017

Trace et mémoire des simples, Pierre Zanzucchi




EXPOSITION, JUSQU'AU 19 OCTOBRE PROCHAIN

Société Nationale d'Horticulture de France

 
La poussière des végétaux et leur papier d’origine. Aucun autre matériau n'a été utilisé. La mémoire des couleurs. Les gestes du peintre.

 «A la faculté de Pharmacie de l’Université Paris Descartes, j’ai entrouvert un herbier où s’était décomposée en silence, entre des feuilles de papier vieillies par le temps, la matière disparue de tiges, de fleurs, de pétales, d’étamines…
Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.
Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.
Le papier –  sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.
J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.
Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.
Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme…testament des herbes disparues;»

Pierre Zanzucchi 

vendredi, août 25, 2017

Les chevreuils aiment les rosiers, à leur façon

Photo: Andeas Eichler (wikimedia)

 disposer une clôture d'1,70 m de hauteur minimum tout autour du jardin. On peut l'habiller d'une haie. 

Personnellement j'ajouterais: découper un minuscule passage à la base du grillage, pour permettre aux hérissons de circuler.


(Source: un article publié par le Figaro il y a quelques années)




dimanche, août 13, 2017

La nature silencieuse, paysages d'Odilon Redon. Une exposition à Quimper.

Odilon Redon, La Mer à Morgat, (prêt du musée des Beaux-Arts de Bordeaux)


Après le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, c'est celui de Quimper qui accueille ces tableaux et ces dessins. Jusqu'au 11 septembre 2017.
 
 Bien qu'il constitue un aspect encore méconnu de sa production, le paysage fut pourtant l'une des sources essentielles de l'inspiration onirique de Redon dont l'enfance rêveuse et solitaire dans son village natal de Peyrelebade, dans le Médoc, marqua profondément et durablement son œuvre. La nature sauvage et austère du paysage médocain, entre landes et marécages, fait écho à celle du paysage breton que l'artiste découvrit dans les années 1870-1880 à l'occasion de ses séjours dans le Finistère et le Morbihan. 

Fasciné davantage par l'atmosphère sombre et inquiétante des côtes finistériennes que par le pittoresque coloré du folklore local, Redon y trouvait là aussi, comme dans ses Landes natales, une mélancolie en accord avec sa propre sensibilité. Des études d'arbres dépouillés de la période des Noirs aux paysages de landes ou de bord de mer, en passant par les paysages ruraux et les rues des villages, la solitude et le silence imprègnent tous ses paysages inspirés et inspirants.

(Présentation de l'exposition)
 Toutes les informations pratiques sur le site du musée.

vendredi, juillet 14, 2017

Au château de Blérancourt, le Jardin de la Mémoire

 Photos: Musée franco-américain du château de Blérancourt


Le Château de Blérancourt abrite un musée unique, témoignage des liens qui unissent la France et les États-Unis d'Amérique. 

La beauté de ses jardin est aussi mémoire. L'un d'eux porte ce nom. On y a semé coquelicots, bleuets et cosmos blancs. Fleurs aux couleurs de nos drapeaux,  hommage aux soldats tombés pendant deux guerres.
 

Fleurs éphémères et obstinées, plus émouvantes qu'un monument.
Coquelicots, bleuets, fleurs qui poussaient sur la terre dévastée. En temps de paix, en temps de guerre, leur grâce intacte dans un jardin de l'Aisne.


Merci au Musée franco-américain pour ces photos.