dimanche, novembre 22, 2009

Fruits d'une passiflore





La liane pousse le long du grillage d'une maison habitée. Cette variété ne doit pas être comestible. Nul n'a cueilli les fruits. Je n'ose en dérober un. Prudence, curiosité, gourmandise... Mélange incertain à proportions variables. Qui gagnerait ?

Passiflora. Sous ce nom des centaines d'espèces à la floraison éclatante.
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Sous les coloris de l'automne, une image mélodramatique. Un trèfle que l'on me dit parisien et demeurant dans le Ve arrondissement a lu Bouriane verte. L'idée que Jean-Pierre Jacob puisse le dédaigner l'a désespéré.
Les botanistes de la capitale s'inquiètent. Ils craignent une mutation. Le choc fut si rude. Certains spécalistes envisagent pour lui une nouvelle appellation : trifolium depressus. Un scientifique magyar a même avancé le nom de trifolium depressimus.
Sombre dimanche, Szomorú Vasárnap !
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Liens : Bouriane verte (Lourmarin for ever)
La flore sauvage de Paris : ici
Des variétes de passiflores comestibles :

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10 commentaires:

JEA a dit…

Si... si j'ai compris et si une herbe succombe à l'idée folle de poussoter du côté du Panthéon, aussitôt se trouve-t-elle mise en fiche(s) avant que des commandos de désherbeurs ne lui apprennent la douleur d'être étiquetée "mauvaise"...

Elisabeth.b a dit…

Oui. Mais sur les toits, sur les murs, les herbes sauvages se jouent des désherbeurs. Les végétaux ont mille ressources et un merveilleux sens de la vie.

Principe illustré avec humour par deux botanistes tchèques. À Prague, sur le Pont Charles.

Jean Pierre J. a dit…

A Prague, on peut herboriser: je l'ai vérifié. A Paris, il faut bien sûr toute la science de Paul et de Suzanne Jovet que je ne posséde pas.
De plus, je préfère tout de même la flore du Luberon dans les alentours du chateau de Lourmarin et de la tombe actuelle d'Albert Camus; autour de celle ci, je peux alors me souvenir d'un professeur de lettres classiques qui faisait connaitre Camus dans les années 50 à la classe d'adolescents que nous étions.

Mlle d'enfer(t) a dit…

La passion... cela ne se cueille pas et ça dévore... ;)

Elisabeth.b a dit…

Oui ma belle. Mais comment vous annoncez, avec les ménagements d'usage, que les fruits de celle-ci sont affreusement insipides ?
Ne vous fêchez pas ! Botanique oblige.

Mlle d'enfer(t) a dit…

Dommage qu'une si belle plante délivre des saveurs atroces...
Je me contenterai de l'admirer (et c'est déjà beaucoup!)

Anonyme a dit…

Dans le Gard (30), on appelle ça, l'arbre aux oeufs.
J'en ai gouté, a la petite cuillère.
Cela ressemble a la glace
'Fruit de la passion'
mais, les pépins sont gênant.
Commestible mais pas exceptionnel.
JL P de Gard-Nature

Elisabeth.b a dit…

Je ne connaissais pas ce nom. Merci et bienvenue JL P de Gard-Nature, un site à visiter : ici

Olivier Verley a dit…

Je découvre et c'est une belle surprise. Je présente pour juin prochain une exposition sur le jardin médiéval de l'abbaye de Royaumont... je vous en dirai davantage bientôt.

Elisabeth.b a dit…

Merci et bienvenue Olivier.

Royaumont ! Vous imaginez comme je serais heureuse de vous lire !