lundi, juillet 06, 2009

Fâcherie dans un jardin français

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vendredi, juillet 03, 2009

Arbres

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Le jeune figuier se tient bien droit.
Protégé, les bois sont proches, les chevreuils audacieux. Dans un autre jardin une amie a vu un jour l'un d'eux se faire les dents sur le bananier dont elle prenait tant soin. À quelques mètres d'elle. Elle lisait me semble-t-il.
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Les chevreuils ne mangent pas les livres, je suis sensible à tant de courtoisie.
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Ce n'est peut-être pas la réponse la plus adaptée.
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Traces du lierre

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Les cheminements du lierre se dessinent sur le mur. Aussi visibles que ceux de la vigne-vierge l'hiver. Mais ils s'effaceront lentement.
La plante a été détruite à la base. Très doucement les longues tiges se délitent. Le mouvement en éventail est toujours perceptible.

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lundi, juin 22, 2009

Du verre, de l'eau et le mouvement des tiges

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Un bouquet sur une table amie. La simplicité du contenant met en valeur les fleurs entières. Les roses étaient jaunes, justes ouvertes, serrées. Soleil végétal.
Posées là, geste d'accueil. Délicat et éclatant.
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jeudi, juin 18, 2009

Jour après jour les plantes, de Ciabou Hany

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Photo : site de Plume de Carotte qui propose quelques pages de l'ouvrage
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« A l’occasion du Week-end des Jardiniers au Château de Lude, la remise du Prix Pierre-Joseph Redouté a conclu les festivités données en l’honneur du génie de l’iconographie botanique du XVIIIe siècle. La diversité des événements organisés (un parcours Land Art du peintre Guy de Malherbe, une exposition des porcelaines aux fleurs de Redouté, des ateliers de taille de roses…) illustre la richesse de l’œuvre du peintre wallon, tant au service des sciences que des arts décoratifs.
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Le prix littéraire a récompensé l’ouvrage du photographe japonais, Ciabou Hany, Jour après jour : les plantes. Sa qualité aussi bien esthétique que didactique a été saluée. Le photographe fait en effet redécouvrir au lecteur ces fleurs considérées comme banales en les présentant sous un nouveau jour, très esthétisant. (...) »
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Lucille Igersheim (Connaissance des Arts, 8 juin 2009)
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Germination, vrilles, fruits : la beauté de plantes familières sous le regard de celui qui la perçoit. La grâce des images pour transmettre un peu de cette infinie diversité. Courbe d'une tige, variations infimes d'une fleur à l'autre, stratégie des champignons sans chapeau, autant d'observations émerveillées au long de l'année.
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Récompense méritée pour Ciabou Hany et pour des éditions créées en 2001 près de Toulouse, Plume de Carotte, qui « se passionnent pour tout ce qui gravite autour de la rencontre des plantes et des Hommes.
 D'où ses publications ethnobotaniques, aussi bien pour les petits que pour les plus grands, mises en scène sous forme de beaux-livres, de livres-graines, de livres pour enfants, de livrets… pour ajouter au plaisir de la découverte celui de la fantaisie.»
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Jour après jour les plantes
Ciabou Hany
Éditions Plume de Carotte
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dimanche, juin 14, 2009

Du clos des pauvres aux jardins ouvriers, précieux potagers... sous contrôle

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Photos : Jean-Noël Lafargue, Simon Howden.

Clos des pauvres, champs des pauvres. On les nomma d'abord ainsi. Au XIXe siècle, entre attirance et exil obligé, hommes et femmes quittèrent les campagnes pour s'installer dans les grandes villes industrielles. Le travail. Le travail et la grande pauvreté.

On leur permit d'utiliser ces parcelles de terre qui jamais ne furent leurs. Le temps si rare du repos occupé à une autre tâche. Nourriture comptée.

Malgré le travail redoublé, la terre fut-elle réconfort ? Mémoire si proche des champs abandonnés. Gestes transmis le long des siècles devenus inutiles. Tout un savoir inestimable, de ceux qui permettent la vie, allait s'oublier dans les usines. Pour créer d'autres richesses, avec le même soin, et les posséder si peu.
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Nombre limité de places. Tous n'avaient pas accés à ces jardins. Le pauvre se doit de plaire et d'être convenable.
L'ouvrier lui, ce mauvais sujet, devait être éloigné des lieux de perdition : les cabarets, les salles de réunion. Certains osaient même aimer la vie et les femmes, redoutables expertes en pommes. Paradoxalement c’est au jardin qu’on les envoya pour les en éloigner. Et à l'Église, où se chantait un très ancien verger à l'accès réglementé.
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Contraintes, limites et le génie des peuples. Dans les parcelles ensemencées toute une vie allait se développer. Lieu de récoltes et d'échanges, lieu de parole. Espace d'inventivité.
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Cet esprit a perduré. L'ingéniosité des occupants s'exprime dans les détails. Girouettes bricolées, cabanes, bancs et sièges improvisés, entrées portant la marque de l'artiste du lieu.
Bonheur d'y être invité. Récoltes à venir ou récoltes du jour posées sur une table. Fêtes au jardin que nul n'impose, échappant à toute statistique. Seulement sur invitation. Annoncée ou fruit d'un hasard : une promenade, un sourire et la curiosité récompensée. On apprend tant dans ces jardins. Des hommes et des plantes.

Il existe une abondante documentation sur le sujet. Livres, textes en ligne. Quelques repères... à venir.


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Photos :

1- Jean-Noël Lafargue. Série jardin potager. Wikimedia, ici. Ce n'est pas celle un jardin ouvrier, mais à sa façon elle restitue l'esprit de ceux que j'ai pu connaître. Simplicité des moyens et un charme infini.
2 - Le chassis : auteur ? Photo wikimedia, ici
3 - Simon Howden. Free digital photo,
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samedi, juin 13, 2009

Trois feuillages

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Gris-vert pâle de la feuille retournée, vert-bleu du géranium vivace (geranium endressii) et celui plus jaune de la vigne-vierge. Entre eux celui des anémones du Japon. Elles fleuriront en automne.