lundi, octobre 09, 2017
lundi, octobre 02, 2017
Automne dans un jardin public
Un mur longe le jardin. Assez large pour retenir un moment les feuilles qui tombent. Assez bas pour que le promeneur puisse regarder les végétaux qui s'y sont installés. Sans se livrer à la moindre acrobatie. Les mousses ont tracé une longue fresque. Les feuilles y dessinent des lignes changeantes, éphémères.
Dans l'eau d'un minuscule canal, d'autres plantes. Certaines y sont installées. Personne ne m'a dit leur nom. Elles retiennent un instant les tiges et les feuillages. Compositions fragiles. Le léger courant les modifiera, les emportera.
Publié par
Elisabeth.b
0
commentaires
samedi, septembre 30, 2017
Trace et mémoire des simples, Pierre Zanzucchi
EXPOSITION, JUSQU'AU 19 OCTOBRE PROCHAIN
Société Nationale d'Horticulture de France
La poussière des végétaux et leur papier d’origine. Aucun autre matériau n'a été utilisé. La mémoire des couleurs. Les gestes du peintre.
«A la faculté de Pharmacie de
l’Université Paris Descartes, j’ai entrouvert un herbier où s’était décomposée
en silence, entre des feuilles de papier vieillies par le temps, la matière
disparue de tiges, de fleurs, de pétales,
d’étamines…
Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.
Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.
Le papier – sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.
J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.
Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.
Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme…testament des herbes disparues;»
Pierre Zanzucchi
Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.
Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.
Le papier – sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.
J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.
Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.
Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme…testament des herbes disparues;»
Pierre Zanzucchi
Publié par
Elisabeth.b
0
commentaires
vendredi, août 25, 2017
Les chevreuils aiment les rosiers, à leur façon
Photo: Andeas Eichler (wikimedia)
Épineux mais comestible. Telle est l'appréciation des chevreuils. Leur appétit est connu. Comme leur audace. Deux amies s'émerveillaient de voir l'un d'eux s'aventurer dans leur jardin. Jusqu'à ce qu'il commence à manger un jeune bananier dont elles prenaient grand soin.
Non, elles ne possédaient une grande propriété. Le jardin était un jardin de village, non loin de la forêt.
Les petits cervidés, beau souci des campagnes. Sollicitée par ses lecteurs, la Société Nationale d'Horticulture de France rejette à peu près toutes les méthodes utilisées pour les repousser. Pour n'en conseiller qu'une: disposer une clôture d'1,70 m de hauteur minimum tout autour du jardin. On peut l'habiller d'une haie.
Personnellement j'ajouterais: découper un minuscule passage à la base du grillage, pour permettre aux hérissons de circuler.
(Source: un article publié par le Figaro il y a quelques années)
Non, elles ne possédaient une grande propriété. Le jardin était un jardin de village, non loin de la forêt.
Les petits cervidés, beau souci des campagnes. Sollicitée par ses lecteurs, la Société Nationale d'Horticulture de France rejette à peu près toutes les méthodes utilisées pour les repousser. Pour n'en conseiller qu'une: disposer une clôture d'1,70 m de hauteur minimum tout autour du jardin. On peut l'habiller d'une haie.
Personnellement j'ajouterais: découper un minuscule passage à la base du grillage, pour permettre aux hérissons de circuler.
(Source: un article publié par le Figaro il y a quelques années)
Publié par
Elisabeth.b
0
commentaires
dimanche, août 13, 2017
La nature silencieuse, paysages d'Odilon Redon. Une exposition à Quimper.
Odilon Redon, La Mer à Morgat, (prêt du musée des Beaux-Arts de Bordeaux)
Après
le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, c'est celui de Quimper qui
accueille ces tableaux et ces dessins. Jusqu'au 11 septembre 2017.
Bien qu'il constitue un aspect encore méconnu de sa production, le paysage fut pourtant l'une des sources essentielles de l'inspiration onirique de Redon dont l'enfance rêveuse et solitaire dans son village natal de Peyrelebade, dans le Médoc, marqua profondément et durablement son œuvre. La nature sauvage et austère du paysage médocain, entre landes et marécages, fait écho à celle du paysage breton que l'artiste découvrit dans les années 1870-1880 à l'occasion de ses séjours dans le Finistère et le Morbihan.
Fasciné davantage par l'atmosphère sombre et inquiétante des côtes finistériennes que par le pittoresque coloré du folklore local, Redon y trouvait là aussi, comme dans ses Landes natales, une mélancolie en accord avec sa propre sensibilité. Des études d'arbres dépouillés de la période des Noirs aux paysages de landes ou de bord de mer, en passant par les paysages ruraux et les rues des villages, la solitude et le silence imprègnent tous ses paysages inspirés et inspirants.
(Présentation de l'exposition)
Toutes les informations pratiques sur le site du musée.
Publié par
Elisabeth.b
0
commentaires
vendredi, juillet 14, 2017
Au château de Blérancourt, le Jardin de la Mémoire
Photos: Musée franco-américain du château de Blérancourt
Le Château de Blérancourt abrite un musée unique, témoignage des liens qui unissent la France et les États-Unis d'Amérique.
La beauté de ses jardin est aussi mémoire. L'un d'eux porte ce nom. On y a semé coquelicots, bleuets et cosmos blancs. Fleurs aux couleurs de nos drapeaux, hommage aux soldats tombés pendant deux guerres.
Fleurs éphémères et obstinées, plus émouvantes qu'un monument.
La beauté de ses jardin est aussi mémoire. L'un d'eux porte ce nom. On y a semé coquelicots, bleuets et cosmos blancs. Fleurs aux couleurs de nos drapeaux, hommage aux soldats tombés pendant deux guerres.
Fleurs éphémères et obstinées, plus émouvantes qu'un monument.
Coquelicots, bleuets, fleurs qui poussaient sur la terre dévastée. En temps de paix, en temps de guerre, leur grâce intacte dans un jardin de l'Aisne.
Merci au Musée franco-américain pour ces photos.
Publié par
Elisabeth.b
3
commentaires
dimanche, juillet 09, 2017
Une moisson de céréales
Aperçu. Les douze timbres sont différents.
Une moisson de céréales est le nom d'un carnet de timbres proposé à la vente depuis le 1er juillet. Timbres pour saluer les moissons à venir, «en France et dans le monde, là où la terre est assez fertile», là où les hommes ont su la rendre fertile.
«Dans l’alimentation humaine, les graines sont
consommées moulues ou sous la forme des graines. En ce début du XXIe
siècle, les céréales fournissent la plus grande partie des calories
alimentaires de l’humanité (...) les plus
cultivées sont, dans l’ordre, le riz, le maïs, le blé, l’orge et le
sorgho.
(Source: site de La Poste)
(Source: site de La Poste)
Timbres: mise en page de Corinne Salvi. Photographies de Jean-Louis Klein et de Marie-Luce Hubert.
Publié par
Elisabeth.b
0
commentaires
Inscription à :
Articles (Atom)








