mercredi, juillet 21, 2010

Les bouquets de Chenonceau


Chenonceau, les douves. Photos : Sir Gawain (Wikimedia)

Jardin de Diane de Poitiers, jardin de Catherine de Médicis : ces deux merveilles sont connues, il est aisé de les contempler. On regarde. Il serait sacrilège de cueillir la plus petite corolle. C'est dans l'ancien potager, bordé de rosiers ' Clair matin ', que les fleurs cultivées sont destinées à la récolte. Pour orner les salles du château. Brassées de fleurs façonnées en bouquets au fil des saisons par d'habiles ouvriers.

Un court reportage diffusé ce soir sur France 3 nous permet de découvrir le visage de l'un d'eux. Comme d'apprendre à quel point les compositions florales enchantent les visiteurs. Nombreux sont ceux qui choisissent de poser devant les bouquets pour LA photo souvenir.

À Chenonceau les végétaux seraient-ils considérés comme dangereux rivaux ? La majorité des commentaires du Livre d'or ne parlaient que d'eux. Voilà le Livre d'or supprimé. French cancan ou étrange décision ?


Le rosier 'Clair matin' est une obtention Meilland. Rose très pâle au parfuml léger. Médaille d'Or Bagatelle l'année de sa création : 1960.


Jardins au-delà des murs (1)




Une surface a été laissée libre entre le mur du jardin et le trottoir. De l'herbe y pousse. Elle ne prétend pas être gazon, mais elle est régulièrement tondue. Des jardiniers généreux l'ont embellie de plantations. Floraisons et feuillages offerts à tous.



Des tourterelles couleur de pierre




Photographiées un peu avant l'envol. Les oiseaux n'aiment pas être regardés. Aussi hier je ne me suis pas arrêtée devant le beau rapace posé au bord du chemin. Mais ces tourterelles sont restées un moment sur leur cheminée.



lundi, juillet 12, 2010

Un jardin Serge Gainsbourg... Porte des Lilas





Du poinçonneur des Lilas à un jardin perché : bel itinéraire pour un artiste aimé. 
C'est un espace vallonné où serpente un chemin. Il évoluera au rythme des saisons. Ouvert au public depuis la mi-juin, il a été inauguré officiellement le 8 juillet.

« Sur les bas côtés, les plantations sur remblais, arbres, arbustes vivaces…ont bien poussé. Des arbres atteignent 4 à 5 mètres de haut. Il faudra les arroser pendant au moins 3 ans et ensuite les plantations s’auto suffiront. La prairie naturelle centrale n’est pas arrosée. Le froid et la faible pluviosité de ce printemps n’en ont pas favorisé la pousse et elle reste encore fragile ».  Sur la partie la plus avancée (côté périphérique), on voit poindre la bourrache à fleurs bleu mauve, la camomille sauvage, coquelicots, bleuets…un petit coin de campagne au dessus de la circulation urbaine.

jeudi, juin 17, 2010

Les « plantes des femmes » : une alliance salvatrice et redoutable


Reine des prés, début  juin


Publication des actes du colloque de Salagon (2006)
Extrait de la préface de Pierre Lieutaghi :


« Dans nos sociétés, les grands et dignes travaux de la terre, céréaliculture, viticulture, élevage des grands animaux, conduite des bêtes de trait, sont regardées comme des attributions masculines aussi exclusives que la chasse – même si, à l’arrière-plan, les femmes interviennent partout : fenaisons, moissons, vendanges, laiterie, etc.

Reviennent en propre aux femmes des sociétés rurales, outre les tâches ménagères et le soin des enfants, la multitude de fonctions regardées comme secondaires, dont ni la tradition orale ni les textes n’affirmeront jamais ouvertement l’importance. Beaucoup de ces prérogatives obscures sont en rapport avec les plantes.

Piler l’ortie pour la volaille, ramasser l’herbe des lapins, les glands des porcs, échardonner le blé, conduire les chèvres, tamiser la cendre des lessives, rouler le tampon de prêle dont on frotte la poêle, contourner la disette avec l’aide des premières pousses du fossé, connaître et cueillir l’herbe qui calme la dysménorrhée, fait tomber la fièvre, arrête le sang, fleurir le pied des murs, demander aux feuilles et aux pétales le chemin du cœur : entre gestes et paroles, nécessités du corps et repères d’espérance, la culture féminine du végétal, ici à peine esquissée, est à elle seule une ethnobotanique globale.
 

vendredi, juin 11, 2010

Il y aura des parcs volants...


Marc Chagall : affiche pour le Metropolitan Opera. New York, 1967.


« Il y aura des parcs volants pour faire la pause».
« Il y aura des fleurs et des champs ».

Des enfants imaginent la ville du futur. Irrésistible.
Quelques confusions d'espèces, mais l'intention est louable : « Le père Noël ne viendra pas avec des reines, mais avec des ânes ».

À lire ici.



jeudi, juin 10, 2010

Ruelles




Côté ruelles, tôt le matin. Une cour soignée. À l'arrière de la maison se cache un pré. Sur le chemin un chat s'en va tout seul.À la recherche des  Chemins Mouillés du Bois Sauvage  ?

Lire ou relire :
Rudyard Kipling,  Histoires comme ça.