mardi, mars 06, 2007

Vive les vivaces !
Promenade dans une pépinière en Bigorre

Depuis la cour de l'exploitation, derrière les grilles d'un gris-vert bleuté, on voit les champs. J'aime cette proximité. Les fleurs sauvages ne sont jamais loin. Les plantes vivaces cultivées dans cette pépinière n'en sont-elles pas que les cousines, proches ou lointaines, choyées, sélectionnées, apprivoisées ?
Ne... que. Oui je sais c'est très impoli. Que le plus indigné me jette la première fleur. Mais seulement si l'espèce est pérenne. Et compatible avec le climat et la terre de mon jardin. Belles vivaces, elles offrent un aperçu de la diversité végétale. Des obtenteurs de talent ont même joué avec elle, comme en témoigne cette Viola odorata 'Cœur d'Alsace'.
Ces plantes méritent plus de place au jardin. Souvent faciles d'entretien, quelques gestes suffisent, commodes à multiplier, on les retrouve saison après saison. Comme les plantes sauvages, beaucoup semblent disparaître l'hiver. Période de repos où se préparent de nouvelles floraisons, de nouveaux feuillages. Un impératif : tenir compte lors du choix de la nature de la terre, de l'exposition et du climat dont la plante a besoin. Les coups de cœur extravagants sont autorisés. À condition de pouvoir recréer les conditions favorables à une croissance harmonieuse.
Nous sommes à la fin de l'hiver. Déjà des fleurs s'épanouissent : violettes; hellébores, ficaires au feuillage pourpre et sombre. De jeunes pousses déterminées et bien rangées transforment les serres en jardin miniature. Dans des pots circulaires, les feuillages des œillets forment des coussins réguliers. C'est la photo ci-dessous : Dianthus 'Nyewoods Cream'. Chaque variété porte un nom précis. Dans quelque temps celle-ci justifiera la sienne.
J'hésite devant les aromatiques. Les romarins sont déjà en fleur. Quelle sauge choisir ? Il me faudra revenir. Imprudente je n'ai pas réfléchi. Préparer une liste. Seule façon de résister à cette envie d'emporter de tout. Car je ne possède pas des hectares...
Parmi les vivaces originaires des Pyrénées, je n'ai toujours pas décidé quelles variétés je prendrai pour le jardin. Ce sera plus facile au moment des floraisons. Un érodium ? Un géranium ? Le Geranium endressi 'Wargrave Pink ' aux pétales d'un rose délicatement saumoné ?
Brusquement des centaines de grues cendrées dans le ciel. Il en vient de tous côtés. Leurs cris emplissent l'espace. Un long moment je les regarde. Attention qui tient de l'enchantement.
Oui, il me faudra revenir dans cette pépinière proche des champs. Aujourd'hui j'ai regardé. Une autre fois je choisirai. ... Je longe de nouveau le beau mur de galets. Venus du ruisseau proche ? Apportés de plus loin ? Que de soins et savoir-faire il a fallu pour l'édifier. ... Pour mieux réfléchir, choisir... hésiter, il y a aussi le site des pépinières. On y trouve des conseils. Et bien sûr des photos. Lisez ces pages d'un excellent professionnel qui connait ses plantes. Attardez-vous sur les variétés de sauges, ornementales ou condimentaires. Regardez bien les graminées. Trop souvent méconnues, elles dessinent d'autres jardins. Rêvez, soyez logiques, qu'importe, découvrez. Belle visite virtuelle à tous. ...
Ruisseau de Sanous
65500 Vic-en-Bigorre

3 commentaires:

G.-mo a dit…

Very nice blog :-)), nice colors.
I like nature. Don´t understand much in French, but think it´s ok.

Elisabeth.b a dit…

Oh thank you, and welcome.

Jean Pierre Jacob a dit…

Une pépinière, pour moi, se visite comme un musée, avec des allers et des retours à la bibliothèque, des prises de notes, des coups de coeurs inexplicables.
En ce moment, les héllébores cultivées sont vrimant superbes.Sur le site de la pépinière et dans mon jardin.